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Le Temps qu'il reste


Le Temps qu'il reste

FICHE
Titre original : The Time That Remains
Réalisateur : Elia Suleiman
Sortie en salle : 12/08/2009
Producteur : Elia Suleiman, Michaël Gentile
Pays : Palestine Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h49 Distributeur : Le Pacte

SYNOPSYS
The Time That Remains est un film en partie autobiographique, construit en quatre épisodes marquants de la vie d'une famille, ma famille, de 1948 au temps récent.Ce film est inspiré des carnets personnels de mon père, et commence lorsque celui-ci était un combattant résistant en 1948, et aussi des lettres de ma mère aux membres de sa famille qui furent forcés de quitter le pays.Mêlant mes souvenirs intimes d'eux et avec eux, le film dresse le portrait de la vie quotidienne de ces palestiniens qui sont restés sur leurs terres natales et ont été étiquetés ''Arabes-Israéliens'', vivant comme une minorité dans leur propre pays.

CASTING


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VOS CRITIQUES :
1.   La critique de Pierre Béhel (publiée le 24-08-2009) 

Le temps qu'il reste : contemplation palestinienne

Le temps qu'il reste, de Elia Suleiman, avec Ali Suliman et Saleh Bakri, retrace la vie d'une famille palestinienne de Nazareth sous l'occupation israélienne de 1947 à nos jours au travers de scènes décousues se voulant significatives. Si le film peut défendre honorablement la cause palestinienne face à l'occupation israélienne et aux exactions liées à celle-ci, il reste un ensemble disparate et contemplatif, guère passionnant faute de véritable histoire.

Si ce n'est pas le premier film à tenter de faire rire de situations dramatiques en jouant sur le loufoque, les scènes misant sur l'absurde assurent une décompression des plus utiles. Le palestinien allant jeter sa poubelle en téléphonant à sa petite amie tout en étant suivi par le canon d'un tank israélien (ce qui n'est pas sans faire penser à la place Tien An Men), le saut à la perche du héros au dessus du mur coupant le territoire palestinien en deux pour rejoindre sa tante mourante, le jeu de ping-pong autour d'un brancard entre l'armée israélienne et les infirmiers, le contrôle permanent des pêcheurs... sont autant de scènes jouant sur l'absurde, le ridicule, tout en montrant l'horreur de l'oppression.

Mais ce n'est pas parce que le peuple palestinien souffre que les spectateurs doivent subir le même sort. Le titre doit faire référence aux pensées de ceux-ci lorsqu'ils regardent leurs montres durant la projection.

Par Pierre Béhel, La Forêt Magique

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