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Public Enemies


Public Enemies

FICHE
Titre original : Public Enemies
Réalisateur : Michael Mann
Sortie en salle : 08/07/2009
Producteur : Michael Mann, Kevin Misher
Pays : USA Genre : Policier, Drame, Biopic
Durée : 2h13 Distributeur : Universal Pictures International France

SYNOPSYS
Basé sur l'histoire vraie de John Dillinger, un braqueur de banque hors pair qui a sévit à de nombreuses reprises dans l'Amérique des années 30. Avancé comme ''l'ennemi public numéro 1'' par le patron du FBI, John Edgar Hoover, Dillinger sera traqué sans relache par Melvin Purvis, l'un des agents fédéraux des plus efficaces.

CASTING
A Propos


La Grande Dépression a inspiré quantité de livres, de chansons et de films, mais c'est à travers la vie et la saga d'un criminel hors normes que Michael Mann décida, il y a déjà plusieurs années, d'explorer cette ère mouvementée qui le fascine.

En 1929, les Américains virent les économies de toute une vie fondre en quelques heures. Des millions d'entre eux se retrouvèrent sans emploi. Les banques les avaient trahis, et leur gouvernement était impuissant à surmonter cette Crise sans précédent. Il fallait à ces perdants un héros, un homme qui les venge en pillant les banques. Ce fut John Dillinger.

Mann, qui avait déjà consacré un scénario au braqueur et voleur de trains Alvin Karpis, explique ainsi l'extraordinaire engouement des Américains pour Dillinger : "Il fut probablement le meilleur braqueur de notre histoire. Sa saga ne dura pourtant pas plus de 13 mois. Libéré sur parole en mai 1933, il serait abattu le 22 juillet 1934. Durant ce court laps de temps, il explosa littéralement à la face du monde, mû par l'obsession de tout avoir, tout de suite. En s'attaquant aux banques, en narguant les autorités, il devint le porte-parole des déshérités et se transforma en héros populiste."

Les vies de Dillinger et de son ennemi juré Melvin Purvis mériteraient d'être racontées chacune en détail, tant elles sortent de l'ordinaire, mais Mann et ses associés décidèrent de focaliser PUBLIC ENEMIES sur une période bien spécifique. Peu après sa sortie de prison, Dillinger mena à travers le Midwest une fulgurante série d'attaques de banques qui fascina le grand public et attira sur lui les foudres de J. Edgar Hoover, chef du nouveau Bureau of Investigation (qui deviendrait bientôt le FBI). Ce dernier confi a la traque de Dillinger au jeune agent Melvin Purvis, un homme dont le visage anguleux inspirerait au dessinateur Chester Gould le look de Dick Tracy. Mais Dillinger et sa bande étaient bien plus rusés que ces agents, qui s'illustreraient plus tard en capturant des gangsters comme Pretty Boy Floyd. Dillinger et ses hommes apprirent leur métier sur le terrain, en maximisant tous leurs atouts psychologiques et matériels : une implacable dureté, acquise dans des prisons pourries et criminogènes ; des armes automatiques de dernière génération ; de puissantes voitures Ford V8, leur permettant de devancer les véhicules de police. À quoi s'ajoutaient la dispersion des instances policières (non fédérées à l'époque) et la sympathie viscérale de la population pour les glorieux bandits qui osaient s'en prendre aux banques.


Vidéos



VOS CRITIQUES :
1.   La critique de Pierre Béhel (publiée le 24-08-2009) 

Public Ennemies : la pègre, la vraie

Public Ennemies, de : Michael Mann avec Johnny Depp, Christian Bale et Marion Cotillard nous ramène à l'époque où John Edgar Hoover tente d'imposer son idée d'une police fédérale aux Etats-Unis, le désormais célèbre FBI. Dans ces années 30, un braqueur jolicoeur multirécidiviste est la cible rêvée du marketing de Hoover : John Dillinger.

Tous les ingrédients classiques du film de gangsters sont réunis, sur un fond historique troublé, celui de la Grande Crise, qui, malheureusement, n'apparait pas. On est loin du côté "étude sociale" d'un Bonnie and Clyde.

Les acteurs se sortent à merveille de la difficulté de rendre sympathiques des truands. Notre merveilleuse Marion Cotillard nationale joue finalement un petit rôle, même si elle a l'honneur de la dernière image.

Malheureusement, côté scénario, le réalisme est un peu sec. Il manque un petit quelque chose pour, surtout, inscrire le film dans son époque.

Malgré tout, voilà un bon film de gangsters qui fera passer une agréable soirée.

Par Pierre Béhel, La Forêt Magique

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